Un radiateur électrique économique = quels critères ?

Comment ça fonctionne...? Quelle consommation ? Questions théoriques sur le chauffage et les émetteurs de chaleur électriques.

de Masson

Bonjour à tous,


J'aimerais connaître tous les critères pour choisir un radiateur électrique qui consomme le moins possible !

En parcourant ce site j'en ai identifié plusieurs mais je ne suis pas sûr d'être capable des les expliquer et d'avoir tout compris en détails.

Les marques sont très nombreuses. J'en ai identifié plus de 30 rien qu'en Made in France. Les arguments de vente sont assez déconcertants car le même fabricant peut vendre des convecteurs à 40 euros et des super radiateurs à 800 euros sans expliquer pourquoi de telles différences de prix. Vous allez le répondre qu'il faut cibler tous les budgets ... Ok, mais il devient difficile de faire son choix dans ces conditions !! Et sans parler des baratineurs qui vendent du rêve !!


J'aimerais des arguments sérieux et scientifiques avec des explications !! Est-ce possible ...


Merci d'avance.



11 Déc 2013, 12:00
 

de Yvon

En effet, il en a été souvent question sur le forum !

Pour faire simple .. Disons que les études officielles menées en France n'ont jamais vraiment permis de mettre en évidence de grosses différences de consommation entre différents type d'émetteurs de chaleur électriques récents (homologués en classe NF B ou C).

Mais ces études indiquent que les personnes ressentent des différences de confort !! En effet, les études réalisées par les organismes de normalisation étudient la consommation à une température de 19°C mesuré à 1,5 mètre du sol. De plus, la température est mesurée par une sonde qui mesure la température de l'air, ce qui ne tient que partiellement compte du rayonnement !!

Donc, cette mesure ne donne pas la température réelle ressentie !!!

Ce qui explique qu'en régulant à 19°c par exemple, les personnes disent ressentir un meilleur confort avec un radiateur à inertie qu'avec un convecteur. Cette différence de ressenti est due au fait, que la température ressentie est plus importante (homogène haut-bas) avec le radiateur à inertie et plus stable dans le temps. Pour connaitre l'écart de consommation, il faudrait, non pas se fier à la mesure de la sonde, mais au ressenti de confort.

Ainsi, on se rendrait compte qu'un radiateur à inertie, par exemple, permet de chauffer un logement en consommant moins que le ferait des convecteurs. ;-)


Bon, je vais essayer de retrouver les infos et d'en faire une petite synthèse.

En attendant il y a ce classement des différentes familles d'émetteurs de chaleur et ces explications sur les pertes d'énergie du chauffage électrique direct.

Pour commencer, les points importants : Les différents rendements :

Les pertes d'un chauffage électrique



11 Déc 2013, 12:39
 

de Yvon

Alors ...
Première question.

Quels sont les caractéristiques d'un radiateur qui font qu'il engendrera moins de consommation qu'un autre ?

Premiers éléments, les normes françaises :

1 - RT2012 :
Dans la matrice de calculs de RT2012, il est possible de renseigner 3 valeurs (lorsqu'elles sont données par le fabricant) qui sont propres à chaque appareils de chauffage électrique direct :

La variation temporelle = oscillation autour de la consigne
La variation spatiale = gradient sol plafond
La part convective


2 - La certification NF Electricité Performance catégorie C, B, A :

LCIE VERITAS / NF Electricité Performance

"La certification NF EP classe les émetteurs de chaleur muraux à effet joules dans 3 catégories A, B et C, de la moins performante à la plus exigeante. Les mesures réalisées sur les appareils de chauffage s'appuient sur la norme européenne EN 60675, elle même issue de la norme internationale CEI 60675 de la Commission électrotechnique internationale (CEI) publiée dans sa version 2.0 en 1994 et intitulée "IEC 60675 - Household electric direct-acting room heaters - Methods for measuring performance". La catégorie C correspond au degré d'exigence le plus élevé au niveau de la performance, de la consommation et du confort."


:arrow: :arrow: [mise à jour septembre 2014 : ] Voir le nouveau classement 4 catégories 3 étoiles.

Donc pour résumer :

Les valeurs VT et VS sont mesurées et reflètent les performances en conditions réelles.

Les catégories A, B et C sont beaucoup moins précises et découlent de mesures réalisées sur l'appareil de chauffage et d'exigences techniques :

- La stabilité du la chaleur émisse
- L'homogénéité de la température en surface du radiateur
- Une température de surface maximale de 70°C
- Une régulation électronique précis au 1/10em de degré avec 4 ou 6 ordres pilotes



11 Déc 2013, 12:57
 

de Masson

Meric Yvon.

That is very interesting please tell me more !!

Rapporté à la consommation d'électricité !! Concrètement qu'est ce que cela induit comme économie d'énergie toutes ces variables ???



11 Déc 2013, 14:00
 

de Yvon

J'allais y venir ;)

Mais la littérature sur ce volet est beaucoup moins prolifique..

La stratification sol/plafond :

Consommation et convection

Le graphe montre la réduction du gradient sol/plafond de 0,6°c obtenue en diminuant la température de l'eau des radiateurs de chauffage central. Il y a quelques années les chaudières sont passées en basse température BT et cela permet donc de réduire la consommation d'environ 5%.

Ce n'est pas que la baisse de 0,6°c du gradient qui réduit la consommation de 5%, mais la perception d'une température plus homogène qui permet de se sentir aussi bien en chauffant 1°C de moins. Intervient la notion de confort thermique qui est assez complexe car elle dépend aussi du type d'isolation, de la part de rayonnement etc ...

Disons qu'en comparant le chauffage obtenu par des convecteurs ou par des bains d'huile avec celle de radiateurs à inertie, on devrait mesurer 3 à 4 °C de gradient de différence et un écart de consommation de l'ordre de 20 et 30%.



11 Déc 2013, 15:10
 

de Yvon

Stratification : Les valeurs moyennes

Petit comparatif des appareils de chauffage électrique vendus dans le commerce : convecteur/panneau rayonnant/radiateur à inertie


Le convecteur classique : 5 °C

Chaleur d'un convecteur

Le panneaux rayonnant à grille percée : 2 °C

Chaleur d'un panneau rayonnant

Le radiateur à inertie en aluminium : 1 °C

Chaleur d'un radiateur à inertie



12 Déc 2013, 22:28
 

de Yvon

A partir de ces données, il devient possible d'apprécier le niveau déperdition d'énergie liées au gradient de température sol/plafond des 3 principales technologies d'émetteurs de chaleur.

Quelques données techniques supplémentaires sur la prise en compte des valeurs de VS par la réglementation française.

La suite concernera la variation temporelle = la capacité du thermostat à maintenir la stabilité de la température.

:geek:



12 Déc 2013, 22:38
 

de Chauffe

Merci Pour ces premiers éléments.

Sur la "Variation temporelle" peux tu donner la suite de ton exposé.

Merci.



11 Jan 2014, 10:26
 

de Yvon

Bonjour

La suite ...

Donc, la VT (variation temporelle) représente la variation de température autour de la consigne. Aussi appelée "vagues de chaleur", train de chaleur par les chauffagistes, c'est une fonction qui évolue dans le temps, d'où son nom : Variation temporelle.

Plus cette excursion autour de la consigne est importante, plus elle est associée à une surconsommation.

Prenons par exemple un système de chauffage qui produit une variation de 1,5°C de part et d'autre de la consigne. Si la température de consigne est réglée sur 19°C, la température ambiante évolue entre 17,5°C et 20,5°C. Dans ces conditions, la consommation ne dépend pas directement de la variation mais de l'obligation de remonter la consigne pour maintenir un température d'au moins 19°C.

Le réglementation thermique a donc intégré la capacité du système de chauffage à maintenir la stabilité de la température dans le calcul de la consommation annuelle d'un logement.

Coefficient VT


Je vous conseille vivement de lire ce document :

GENIE CLIMATIQUE ET ENERGETIQUE
SYNTHESE DU PROJET DE FIN D’ETUDES :arrow: http://eprints2.insa-strasbourg.fr/877/1/SYNTHESE.pdf

Etude des systèmes et de l’inertie dans la RT 2012 pour le résidentiel



20 Jan 2014, 11:48
 

de Yvon

La variation temporelle (VT) est de plus en plus souvent indiquée sur les radiateurs électriques de marque.

Les fabricants peuvent aussi indiquer le Coefficient d’Aptitude (CA) du thermostat en degrés Kelvin. Il faut alors appliquer un coefficient pour connaître la variation temporelle en degrés Celcius. Ce coefficient dépend du type d'émetteur de chaleur.

Pour les émetteur muraux a effet Joules, il faut multiplier la CA par 1,44 pour obtenir la VT.


L'échèle des degrés Celsius est décalée par rapport à l'échelle des degrés Kelvin.
La température à 1° Celsius = la température à 274,15° Kelvin
Mais une variation de 1°K est égal à une variation de 1°C.
Ainsi exprimer un Delta en °C = Delta °K.



20 Jan 2014, 12:14
 

de Masson

Merci Yvon pour toutes ces informations.

Je vais prendre le temps de les lire, et te dirais ce que j'en pense !



26 Fév 2014, 23:11
 

de Yvon

Je remonte la file puisque je vois que le sujet est d'actualité et toujours aussi controversé !

Pour schématiser l'évolution technique du chauffage électrique localisé (émetteur placé au mur) disons qu'il y a 3 générations qui vont dans le sens de réduire la consommation et améliorer le confort.

- les convecteurs
- les rayonnants à grille
- les radiateurs à 'inertie

Et cela en ayant à l'esprit de stabiliser et réduire au maximum la température d'émission et ses variations = émission de chaleur douce en continu.

Ademe : Le chauffage électrique, quelles améliorations possibles : http://www.radiateur-electrique.org/pdf ... trique.pdf

Des améliorations du chauffage électrique



20 Sep 2014, 14:43
 

de Mob

Bonjour !

Bon, je viens de faire le tour du forum et des fiches techniques.

Un chauffage économique :

- le moins chaud possible
- une répartition de chaleur la plus homogène possible
-une température la plus stable possible

Une fois atteint ou approchées ces priorités - ce qui se réalisent assez bien avec une régulation d'ambiance et de bons radiateurs à inertie (mais pas trop) - comment augmenter encore l'efficacité du chauffage ??

Dans l'idéal , il serait possible d'imaginer un chauffage qui envoie la chaleur sous forme de rayonnement électromagnétique iniquement pour réchauffer les personnes présent dans une pièce à la différence des méthodes habituelles qui commencent par chauffer l'air et les murs ce qui entraîne à coup sûr beaucoup plus de pertes !!

Est-ce que vous savez dans quelle proportion le rayonnement direct - j'entends le rayonnement basse température par opposition à celui des lampes à quartz - peut être mis à profit pour réduire la facture de chauffage ??

Connaissez-vous des société qui se soient spécialisées dans ce genre de produits et si oui lesquels ??



04 Aoû 2015, 11:52
 

de Gazous

Bonjour,

Comme beaucoup de personnes qui viennent sur ce forum, je suis à la recherche des radiateurs idéals pour moderniser mon installation (Panneaux radians).
J'ai passé beaucoup de temps à lire et relire les messages très intéressants postés ici et là sur ce forum mais je n'ai toujours pas trouvé la réponse.
J'ai besoin dans un premier temps de 2 radiateurs verticaux de 2000w pour mon séjour qui a la particularité d'être un séjour cathédrale avec une pente de toit qui va de 2,80m au dessus des fenêtres à plus de 5m au niveau de ma mezzanine.
Actuellement l'es panneaux radians produisent une sensation d'inconfort due à la forte différence de température sol/plafond.
J'ai donc pensé que des radiateurs à fluide caloporteur avec une grande surface d'échange comme les LVI Langila ou ACOVA Fassane étaient bien adapté à cela mais je e dits aussi que peut-être que des radiateurs à surface en verre comme les CAMPA peuvent très bien d'en tirer ?
J'ai compris que la différence de température entre le centre et les extrémités des radiateurs à fonte active était un inconvénient pour un grand volume comme le mien.
J'aurais donc voulu quelques conseils et confronter mon avis/analyse avec d'autres personnes.
Merci d'avance pour vos retours.



28 Oct 2015, 17:40
 

de Ricou

Dans ma famille, on possède une ancienne grange rénovée qui est habitée à l'année.
Le chauffage électrique est central. La chaudière est chauffée avec l'aide d'une pompe à chaleur. Un radiateur horizontal et très long (5 mètres environ) est installé sur le côté du pignon. Le chauffagiste nous a conseillé la surface de chauffe la plus grande possible pour éviter le phénomène d’ascension de la chaleur. De cette façon, la chaleur se mélange mieux.



29 Oct 2015, 14:51
 

de LE DIAGON

Bonjour,
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (F.L. de Lavoisier), autrement dit quelque soit le radiateur électrique que vous choisirez vous consommerez de l'électricité, vous n'obtiendrez pas de la chaleur sans énergie.
Ce qui fait la différence c'est la manière de consommer votre énergie / chaleur. Entre "le grille pain" et le radiateur qui accumule la chaleur il y a une sacrée marge de confort. Le choix de la fonte d'alu semble être meilleur compromis.
Didier



24 Juin 2017, 09:42
 

de Merik

Bien dit !

C'est exactement ça.

Ce qui fait la différence est la forme sous laquelle est produite la chaleur. Ce qu'elle va apporter comme confort et comment elle va répartir.



03 Juil 2017, 09:24
 

de erica

Est-ce que des étude sont montré ces écarts de consommation ?
Et si oui de quelle grandeurs sont-ils ? merci.



03 Juil 2017, 11:43
 

de Isadu22

Economique mais comment expliquer ?

Je me heurte à l'incompréhension de mon entourage qui m'affirme que le rendement des convecteurs/radiateurs électriques est le même et vaut 100%. Donc la consommation est la même quelque soit le matériel utilisé. De plus, ils m'ont ridiculisé devant un vendeur qui était parfaitement d'accord avec eux.

De plus, la revue 60 millions de consommateurs va plutôt dans le même sens. Les meures de consommation au compteur montrent que les différences entre convecteurs VS radiateurs sont très faibles.

Avez-vous des arguments ou des démonstrations solides et simples à comprendre et à expliquer que je pourrais utiliser pour reprendre la main ?


Merci de votrte aide :idea: :idea: :idea: help



06 Aoû 2017, 11:18
 

de Youpi

Un sujet à mettre dans le top 10 des grands sujets à troll sur Internet :lol:



06 Aoû 2017, 12:33
 

de Yvon

Non :P
Mais sujet intéressant. Dans les derniers sondages, il apparaît que les français chauffent à 21°C ou 22°C en moyenne. Alors que 19°C apporte le confort.

Cette nécessité de chauffer d'avantage est liée à la mauvaise répartition de la chaleur et à sa fluctuation. Et il est très simple de comprendre pourquoi, mais il est vrai qu'il y a des gens obtus qui croient avoir découvert la lune en annonçant que l'électricité ayant un rendement de 100% donc que l'énergie consommés est toujours transformée à 100% en chaleur, cela prouve que tous les appareils de chauffage électrique se valent. Ce qui est vrai pour le rendement de transformation électricité/chaleur ne l'est pas pour la part de chaleur utile..


A - Influence de la variation sol plafond (spatiale) ou gradient sur la consommation :

Très simple çà comprendre.

Les tests officiels ne voient pas différence entre convecteurs et radiateurs. Pourquoi ? Il chauffent 2 pièces identiques avec 2 appareils de chauffage différents : le 1er crée un gradient vertical de 4°C (classique avec un convecteur même récent) et le second un gradient nul (pas représenté sur le dessin). La sonde est placée à 1,5 mètre du sol soit environ à mi-hauteur (ce qui est la norme pour les tests officiels type DPE).

Que le gradient soit nul ou de 4°C ou même de 10°C, le besoin d'énergie est identique car la sonde mesure la température moyenne du volume.

Hors entre le modèle du test et la réalité du ressenti de confort, il y a une vraie différence qui est représentée sur le dessin.

Surconsommation due au gradient vertical

Dans cette situation de régulation à 19°C avec gradient vertical de 4°C, la partie basse de la pièce est à 17°C. Cette température est ressentie comme inconfortable au niveau des jambes, et de tout le corps en position assise dans un canapé, et de fait, la consigne est relevée jusqu'à ressentir 19°c au niveau inférieur. Il faut donc chauffer à 21°C soit 2°C de plus, ce qui représente 15% de consommation en plus.


B - Influence de la variation temporelle sur la consommation :

Le 2em facteur qui influence directement la consommation est la qualité de la régulation. Lorsque celle-ci ne parvient pas à stabiliser correctement la température ambiante, celle-ci fluctue entre 2 extrêmes autour de la valeur de consigne. C'est également très simple à comprendre. Les tests ne voient pas de différence de consommation entre un chauffage qui fournit une température stable ou un autre qui est instable puisqu'ils mesure la consommation moyenne, mais en situation réelle, les personnes ont froid dans la zone basse de variation et ils relèvent la consigne.

Influence de la qualité de la régulation de température sur la consommation

Une fluctuation de 2°C conduit donc à relever la consigne de 1°C pour un confort équivalent.


Ces 2 défauts qui dégradent l'efficacité du chauffage étaient très marqués sur les générations de convecteurs des années 70/80, et le sont encore sur le matériel de chauffage d'appoint bon marché. Avec le matériel de chauffage électrique récent (fin années 90 -2000) , les variations spatiales et temporelles ont été contrôlées par la norme NF électricité performances, de façon à éliminer les appareils trop énergivores du logement neuf (impossibilité pour les professionnels de les installer).

Les gros gradients sol plafond et la mauvaise régulation des convecteurs d'anciennes génération produisait une surconsommation de 20 à 30% voire plus.



07 Aoû 2017, 16:40
 

de Isadu22

Pas du tout Youpi , ma question est très sérieuse car j'ai été copieusement l'objet de moquerie. Et je compte bien revenir à la charge avec des arguments solides 8-) . Merci de cette explication Yvon.
Vous faites référence à des tests, pouvez-vous me donner des références pour les consulter, svp ?



08 Aoû 2017, 13:28
 

de Yvon

Isadu22 a écrit:Vous faites référence à des tests, pouvez-vous me donner des références pour les consulter, svp ?


Il y en a eu plusieurs versions.
La dernière est la méthode de calcul 3CL-DPE
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arre ... icle_snum2

Les émetteurs sont caractérisés par leur rendement de distribution, d’émission et de régulation de chauffage.
Pour le chauffage électrique direct sans chaudière donc sans circuit de distribution le rendement de distribution vaut 1.

Par exemple, le rendement d'émission ou variation spatiale est calculé sur la base de la différence entre la température dans la zone d'occupation et la température moyenne du local.
Dans les logiciels de calculs, la valeur prend de l'importance avec à la hauteur sous plafond.

Rendement d´émission
Convecteur électrique NFC 0,95
Panneau rayonnant électrique NFC 0,97
Radiateur électrique NFC 0,97
Autres émetteurs à effet joule0,95
Soufflage d´air chaud 0,95
Plancher chauffant 1
Plafond rayonnant 0,98


La différence entre la réalité à l'usage et les tests dont je parlais plus haut est liée à la " zone d'occupation" . Soit on prend en compte un confort moyen dans la zone d'occupation, soit on prend en compte la température la plus basse de la zone d'occupation. La chaleur monte toujours, et là zone d'occupation est toujours en bas.

Ce qu'il faut retenir est que la consommation la plus faible sera obtenue quand le plus de chaleur produite sera de la chaleur utile au confort. Les mesures et tests ne prennent en compte que partiellement la notion de confort en définissant un point de confort situé à 1,2 mètre de hauteur, ce qui pénalise un peu les émetteurs convectifs, mais pas assez à mon sens. Des tests objectifs devraient se faire en situation réaliste : demander aux occupants de régler la température de façon à se sentir agréablement chauffés ! Et on constaterait certainement des écarts de consommation plus importants entre l'usage de convecteurs et de radiateurs à inertie. La mise en situation réelle devrait aussi tenir compte de l'évacuation de l'air chaud au plafond par les systèmes de ventilation simple flux. Un réel problème dans les studios et logements avec cuisine ouverte.



10 Aoû 2017, 18:54
 

de Meta

Bonjour à tous et merci pour ces contributions.

J'ai parcouru plusieurs sites et forum pour faire la synthèse d'un maximum d'informations. Je vais essayer de faire un résumé des caractéristiques que doit posséder un chauffage électrique pour être le plus sobre possible.

Préambule....

Le chauffage électrique a la particularité de posséder un rendement de production de 100 %. La conversion électricité en chaleur par effet joule dans une résistance se réalise sans perte d'énergie. Pour le chauffage central électrique, il existe une légère perte de transport et de stockage dans le ballon d'eau chaude mais le rendement de conversion est aussi de 100 %. En comparaison, une chaudière à combustible perd entre 10 et 20 % dans l'échappement des gaz. En fait, la perte de production de la branche électrique est constaté dans les centrales EDF mais c'est une autre affaire. Je vais limiter mon exposé au rendement d'émission qui est le rendement souvent négligé quand on parle de radiateur et convecteurs électriques.


Rendement d'émission !!

Quels sont les facteurs qui influencent la consommation du chauffage électrique ?

Objectif à réaliser : minimum de chaleur produite -> confort permanent

Définir l'efficacité thermique est un sujet complexe. Il dépend en même temps de données physiques et du ressenti des personnes. Comment la chaleur se diffuse, se répartit dans la pièce, se déplace, s'échappe du logement et surtout réchauffe les personnes pour leur donner du confort.

Conditions nécessaires - chaleur utile - confort :


- Homogénéité de la chaleur en verticalité

- Homogénéité de la chaleur en horizontalité

- Ne pas ressentir la ou les sources de chaleur

- Ne pas ressentir des variations de température ambiante


Pensez-vous qu'exprimer ces 4 conditions est suffisant pour répondre aux exigences d'efficacité thermique de l'émission de chaleur ou en voyez vous d'autres ?



02 Fév 2018, 09:30
 

de Meta

En aparté.

Les chaudières de chauffage central :

La première génération chauffait l'eau à 80 degrés et possédait des échangeurs de petite dimension en fonte et de forme cubique. Pour la rendre plus économique, les ingénieurs ont créé les chaudières basse température ou CBT. Il est dit qu'une température d'eau moins élevée consomme jusqu'à 30 % de moins qu'une chaudière classique. Les pertes sont réduites au stockage, à la distribution et à l'émission. Les échangeurs de chaleur sont plus grands, plus plats et plus rayonnants.


30 % d'économie ? Vous y croyez ? J'ai trouver une source fiable. "GUIDE RELATIF A L'EFFICACITE ENERGETIQUE DANS LES BATIMENTS 2013" sur le site economie.gouv.fr


1 - Chaudières GAZ/FIOUL.

Gains potentiels : La chaudière « basse température » engendre une économie d'énergie d'au moins 15 % à 20 % par rapport à une chaudière de plus de 15 ans. Certificats d'économie d'énergie (CEE) BAT-TH-01.

Gains potentiels : La chaudière à condensation engendre une économie d'énergie d'au moins 30 % par rapport à une chaudière de plus de 15 ans. Elle peut s'adapter dans tous les types de bâtiments. Ces chaudières fonctionnent également à basse température et leur rendement est de 90 %. Certificats d'économie d'énergie (CEE) BAT-TH-02.

Explication : Ce type de chaudière est conçu pour pouvoir fonctionner à des températures de l'eau du circuit variant entre 30 et 75°. Les émetteurs (radiateurs et/ou plancher chauffant) diffusent alors une chaleur douce et confortable.


2 - Chaudière électrique

Revenons au chauffage électrique et à ce qui est transposable à tous les types d'émetteurs, à eau ou à effet Joule direct. Les économies possibles se réalisent à l'émission sous forme de confort et de gradient réduit.
"Une chaleur douce et confortable". Une clé de compréhension est donnée dans le document du Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques (CETIAT).

Image

Radiateur HT : Température moyenne du radiateur 70°C = gradient de température 1,25°C
Radiateur BT :Température moyenne du radiateur 40°C = gradient de température 0,75°C

Gain de 0,5°C sur la consigne = 4 à 5 % d'économie



02 Fév 2018, 11:19
 

de Jeromin

Meta a écrit:Gain de 0,5°C sur la consigne = 4 à 5 % d'économie


Le chiffre est cohérent car chauffer 1° Celsius de plus augmente la consommation de 8%. Un chiffre loin des 45% d'économies que revendiquent les fabricants français pour les modèles les plus perfectionnés :|



02 Fév 2018, 16:08
 

de Yvon

45% soit une réduction de consommation de moitié ou presque pour la certification 3 étoiles.
Mais attention, il est toujours précisé par rapport aux convecteurs de 1ere génération qui sont reconnaissables à leur sortie d'air verticale et thermostat mécanique. En 2015, le Gifam estimait que 15 millions de convecteurs électriques de première génération fabriqués dans les années 70 étaient toujours en service!! Increvables mais très énergivores !

Convecteurs de 1ere génération

Les facteurs de déperdition à l'émission sont connus : gradient sol plafond et fluctuation. La chaleur est produite mais n'est pas utilisée de façon efficace pour le chauffage, pour le confort, donc on monte le thermostat.

L'emplacement à aussi un rôle dans le confort.

Réduire les fluctuations.
Le passage aux thermostats électroniques précis à 0,1% a fait gagner 2°C en confort = 15% d'économie (Promotelec).

NF Electricité Performances Catégorie C (2*) = le radiateur basse température très stable et homogène.

Le chauffage intelligent : détecteur de présence, de fenêtre ouverte, auto programmation = 20% d'économie (Promotelec - Norme NF EN 15232).

La certification a fait évoluer le chauffage électrique en écartant de la construction neuve les appareils à faibles performances énergétiques. Mais elle est trop imprécise pour faire la différence entre les différents types d'émetteurs (convecteurs, radiants, avec ou sans inertie, etc..). Par contre, la matrice de calcul de la consommation d'énergie annuelle de la RT2012 donne la possibilité de préciser les caractéristiques des émetteurs de chauffage électrique direct (et pas seulement la catégorie) en renseignant des données fournies par le fabricant :

- variation temporelle,
- variation spatiale,
- part convective,
- déperditions à l'arrière.



07 Fév 2018, 15:10
 

de guihard

Bonjour, il n'existe pas de convecteurs électriques meilleurs que d'autres sur le plan de la consommation car le principe de fonctionnement est le même pour tous.Il s'agit de faire circuler du courant (en ampère dans un élément résistif) .La loi de fonctionnement (physique de la classe de classe de première S de lycée ou en bac pro) a été mis au point par Monsieur JOULE et s'exprime ainsi W = R .I² R étant la valeur en ohms de la résistance (qui est fonction de la puissance nominale du convecteur)
on peut aussi écrire cette relation sous une autre forme W = u².t /R U étant la valeur de la tension (230V) t étant la durée de fonctionnement. W définie la consommation en KWH (facturé à environ 0.15 euros du KWH)
Quand on fait circuler du courant dans un récepteur électrique( moteur ,ampoule télévision , etc) une partie de l'énergie relative à ce courant est utilisée pour faire tourner le moteur , apporter de la lumière, etc. Un autre partie assez négligeable est perdue par effet Joule (chaleur) dans ce récepteur. Par exemple on note un léger dégagement de chaleur dans un téléviseur, dans les chargeurs de téléphone, moteur,etc. Ceci est inévitable même si cela n'est pas le but recherché. On dit alors que l'appareil a un rendement de X %, par exemple les appareils de bricolage (perceuse,etc) ont des rendements proches de 60%. Dans le cas des appareils électriques qui ne produisent que de la chaleur (chauffe eau, convecteurs, chauffage électrique par le sol,radiateurs soufflants) l'intégralité de l'énergie est transformée en chaleur et pas plus. Le défaut du courant électrique (faisant chauffer les conducteurs est utilisé dans ce cas comme qualité) Ce qui n'est pas le cas pour une chaudière à gaz car son rendement est un peu inférieur à 1(par exemple 92%) Une partie de l'énergie part dans les gaz.
Le vendeurs de convecteurs qui affirment que leurs matériels consomment moins que leurs concurrents sont soit des menteurs soit des incompétents, ce qui n'est pas mieux. Quand on vend un matériel on s'informe mais leur souci est simplement de VENDRE.Vous ne trouverez jamais un tel vendeur qui vous prouvera avec un constat d'huissier la véracité de ses dires quant aux économies d'énergies. En fait votre consommation sera uniquement liée aux déperditions thermiques du local (température intérieure,extérieure, isolation) et non pas à la marque du convecteur ni à sa puissance. Toutefois on peut réaliser de petites économies en installant un convecteur à inertie qui vous rendra de l'énergie thermique en début de journée
qui aura été accumulée pendant la nuit à condition de disposer d'une double tarification.
J'ai enseigné l'électrotechnique pendant 20 ans (lycée bac bts école d'ingénieur) de plus j'ai travaillé pendant 20 ans dans ce domaine (au CNRS).J' espère que je vous aurai été utile.



09 Nov 2018, 12:35
 

de Yvon

Bonjour. C'est gentil monsieur le professeur de nous rappeler la loi d'ohm, mais si vous aviez pris le temps de lire cette page vous auriez compris, je pense qu'il n'est pas question de dire qu'un certain type de radiateurs ou de convecteurs produit plus de chaleur qu'un autre pour la même quantité d'électricité consommée ...mais qu'entre différents type d'émetteurs la diffusion et la répartition de la chaleur ne se réalisent pas à l'identique. Ce que les thermiciens appellent efficacité thermique ou 'aptitude au chauffage.

Le rendement de conversion par effet Joule étant de 100% quelque soit le type de résistance ou l'accumulation, les pertes de "rendement" sont, donc présentes uniquement à l'émission régulation. Ces pertes se définissent comme la différence entre la quantité de chaleur émise par le corps de chauffe et la quantité de chaleur émise par le corps de chauffe réellement utile au chauffage. Les calculs réglementaires de la réglementation thermique prennent en compte ces pertes à partir des valeurs (mesurées sur banc de tests) de la variation spatiale et de la variation temporelle des systèmes de chauffage électrique direct.

****

Parmi les critères de "sobriété" oublié, il faut ajouter la consommation en veille ou non fonctionnement qui est désormais fixée à 0,5W par la norme Eco Conception depuis janvier 2018.



09 Nov 2018, 14:36
 

de Patozdu22

Bonjour à tous!
Nouveau ici, votre discussion m'a beaucoup intéressé, avec des messages de haute volée.
Je lis ici ou là que de toute façon, un radiateur électrique est un radiateur électrique, que la loi d'ohm empêche toute performance, mais alors n'y a t'il donc pas de chauffage électrique vraiment économique?
Combien de consommation de chauffage alors par exemple pour un appartement de 60m2, immeuble des années 80 comme il y en a beaucoup, exposé Nord/Sud?
Ou dans un deuxième exemple, quelle consommation estimer de manière relativement précise pour une maison RT 2005 de 2011, d'une surface de 145m carré, avec des murs en brique platrière?
Je demande des réponses relativement précise car je suis certains que quelques uns d'entre vous savent manier des logiciels de calcul de consommation.
Et vous à vrai dire, quelle est votre consommation avec quelle situation(maison, appartement...).
Étant du 22, j'aurai souhaité rencontrer Isadu22 qui participait à cette discussion, afin d'évoquer et lui montrer mon choix de radiateur pour l'avenir, peut-on envoyer des MP ici?
Merci à tous pour vos retours.
Patrice.



13 Avr 2021, 18:29
 

de Cronos

Bonsoir,

Depuis le début des années 70, la construction de logements doit respecter une réglementation thermique qui impose une consommation annuelle maximale d'énergie par M².
http://www.radiateur-electrique.org/isolation.php

L'année de construction donne donc, une idées de la consommation énergétique du chauffage.

Un diagnostique de performance énergétique fournira des indications plus détaillées : chauffage, eau chaude sanitaire etc .. mais encore faut-il que le diagnostiqueur sache reconnaitre correctement les matériaux de construction.

L'électricité est devenu le moyen le plus cher pour se chauffer .. :(

Image

Miais les radiateurs électriques se prêtent à un contrôle précis et réactif, pièce par pièce, à la programmation horaire é des modes éco/confort, à l'utilisation d'un détecteur de présence qui abaisse automatiquement la consigne quand une pièce est vide.

Il n'y a pas de solution miracle si ce n'est améliorer l'isolation et chauffer utile.



13 Avr 2021, 21:58
 

de Patozdu22

Pas de solution miracle, en êtes-vous bien sûr? Ne serait-ce pas plutôt ce qu'on veut nous faire croire, dans cette société de consommation, afin de mieux nous vendre des aberrations écologiques tant au niveau de la production et le recyclage d'une certaine solution?

Si j'en crois votre message, pour un appartement des années 80, de 62m carré et avec isolation d'époque, et au N+1 d'un immeuble de 2 étages, mitoyen que d'un côté, on devrait avoir quelque chose comme 62*15,9 = 985,8 € de chauffage par an, soit, à environ 15 centimes du kW, 6500 KW c'est bien cela?



21 Avr 2021, 21:09
 

de LUDO

Patozdu22 a écrit:Pas de solution miracle



Les pompes à chaleur sont un petit miracle mais on s'éloigne du sujet, et il n'est pas possible pour tout le monde de trouver une emplacement pour l'une unité extérieure.



22 Avr 2021, 09:00
 

de Yvon

Difficile de donner la consommation d'énergie pour un appartement des années 80 car l'isolation d'origine à certainement été améliorée.

Qui aurait les consommations normalisées ou un lien vers la RT1974 et la RT1982 ?

Depuis 50 ans, l'évolution des réglementations thermiques à permis de diviser au moins par 10 la consommation des logements en chauffage.

Je cite :

RT1974 : Objectif : faire baisser de 25% la consommation énergétique des bâtiments par rapport au standard de construction de l'époque. Concrètement, la mise en oeuvre d'un système de régulation du chauffage et un minimum d'isolation des parois.

RT1982 : Réduction de la consommation énergétique des logements de 20% par rapport à la RT1974.

RT1988 : Mise en place d'exigences minimales (garde fou) de performance du système de chauffage et du bâti. Réduction de la consommation d'énergie de 20% par rapport à la RT1982.

RT2000 (en vigueur depuis le 1er juin 2001) : Réduction de 20% de la consommation VS RT1988. Exigence de performance globale et de réduction de l'inconfort d'été. Inertie thermique du bâti.

RT2005 : baisse de 15% de la consommation énergétique des bâtiments. Prise en compte de l'aspect bioclimatique et des énergies renouvelables.

RT2012 (en vigueur depuis le 1er janvier 2013) : Equivalent du label BBC. Rupture technologique qui fait suite au Grenelle de l'environnement Réduction moyenne de 66% de la consommation d'énergie primaire.


On mesure l'ampleur des efforts qui ont été réalisés en 40 ans. Pour un indice de 100 avant 1974, la consommation RT2012 est de 11, soit une dépense énergétique divisée par 9.



26 Avr 2021, 10:16
 

de Yvon

Patozdu22 a écrit:Si j'en crois votre message, pour un appartement des années 80, de 62m carré et avec isolation d'époque, et au N+1 d'un immeuble de 2 étages, mitoyen que d'un côté, on devrait avoir quelque chose comme 62*15,9 = 985,8 € de chauffage par an, soit, à environ 15 centimes du kW, 6500 KW c'est bien cela?


Oui, ces chiffres me paraissent tout à fait réalistes.

Un calcul très très estimatif à partir de la puissance installée (6 KW pour 60 m² / isolation médiocre), un taux de charge moyen de 30% sur les 6 mois de chauffage donne 1290 euros ;) Si vous appliquez des plages horaires en mode économique, vous passez sous les 1000 euros.



26 Avr 2021, 10:26
 

de Yvan78

RT1974 = 225 kWh/m².an
25 % de réduction de la consommations énergétique par rapport aux normes en vigueur depuis les années 50.

RT1982 : 170 kWh/m².an
objectif de réduction de 20 % de la consommation d'énergie par rapport à 1974.

RT2000 : 130 kWh/m².an
Nouvelle réduction de 20 % des consommations des ménages

RT 2005 : 90 kWh/m².an
Améliorer la performance thermique des bâtiments neufs de 15 % (modulé en fonction des zones climatiques)



26 Avr 2021, 14:03
 

de Yvon

Merci pour les chiffres précis.


Alors pour les logements construits en respectant la RT 1982 ---> permis de construire mars 1982
170 kWh/m².an toutes consommations d'énergie confondues (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage et auxiliaires)
à 15 ct€ le kW.h et 62 m², la consommation totale d'énergie normalisée pour cette habitation rn tout électrique sera de 1580 euros à l'année.


Un bon document de synthèse ici : http://www.annales.org/re/2018/re90/2018-04-14.pdf



26 Avr 2021, 17:45
 

de Patozdu22

Pour le logement en question, l'appartement de 62m carré des années 80, au N+1 d'un immeuble de 2 étages, isolation d'époque et exposition Nord/Sud, moi j'ai un autre chiffre : 1400 kW pour cet hiver, avec pour températures :
- 19 pièce à vivre.
-19 chambre du propriétaire.
- 18 chambre d'ami.
- 22 salle de douche.

L'occupant est une personne de 78 ans, réside tout près de Rennes, et maintient une température constante 24h/24.
Naturellement, l'appartement est chauffé avec ce qui est malheureusement appelé un chauffage électrique(or c'est différent en plusieurs points).
Chiffres véridiques, visite possible de cet appartement pour les bretons, tout comme d'autres installations.
La pompe à chaleur n'est pas LA solution aux économies d'énergie et de pollution, bien au contraire.
Mon but ici n'est pas de faire de la pub, même si cela peut paraître difficile à croire, et je ne cherche qu'à faire reconnaître auprès de l'ADEME ce chauffage, et au vu des derniers éléments c'est peine perdue, trop d'à priori. J'aurai d'ailleurs une croustillante anecdote sur les CEE engendrés par les rénovations énergétiques, un vraie fumisterie.
Concernant ce chauffage électrique économique, il faut radicalement modifié l'approche même de la chaleur, et la comprendre.
Au plaisir de vous lire.



30 Avr 2021, 22:01
 

de LESPECIALISTE

Isadu22 a écrit:Economique mais comment expliquer ?

Je me heurte à l'incompréhension de mon entourage qui m'affirme que le rendement des convecteurs/radiateurs électriques est le même et vaut 100%. Donc la consommation est la même quelque soit le matériel utilisé. De plus, ils m'ont ridiculisé devant un vendeur qui était parfaitement d'accord avec eux.

De plus, la revue 60 millions de consommateurs va plutôt dans le même sens. Les meures de consommation au compteur montrent que les différences entre convecteurs VS radiateurs sont très faibles.

Avez-vous des arguments ou des démonstrations solides et simples à comprendre et à expliquer que je pourrais utiliser pour reprendre la main ?


Merci de votrte aide :idea: :idea: :idea: help


pour faire très très simple :

pour te chauffer 24H :
avec un convecteur tu consommes 24H.
avec un simple rayonnant tu consommes 20H.
avec un inertie fluide tu consommes entre 16H et 18H
avec un inertie sèche tu consommes entre 14H et 16H
avec un TRES bon radiateur tu consommes entre 7H et 9H
comme tu paies des KILOWATTS/HEURES moins tu consommes longtemps la même quantité d'électricité moins tu paies cher.

petite démonstration :

tu fais bouillir de l'eau et de l'huile, l'eau va refroidir plus vite que l'huile, parce que l'huile à une élasticité qui lui permet d'accumuler rapidement plus de chaleur et de la restituer plus longtemps.

c'est la même chose avec les matériaux réfractaires : la brique réfractaire et la fonte qu'on retrouve depuis longtemps dans les cheminées, les poêles, les fours, les radiateurs de chauffage centrales...

plus la quantité et la qualité du matériaux réfractaire est importante dans un radiateur plus il est performant, compact, économique, fiable.

les matériaux réfractaires utilisés dans le chauffage électrique sont les suivants :
1- la brique réfractaire (l'argile, la chamotte)
2- la fonte d'aluminium (parfois aussi la fonte d'acier) et surtout pas l'alliage d'aluminium
3- la céramique
4- la stéatite
5- la pierre ollaire
6- le Coeur de Pierre de Lave

un radiateur de 1000 watts qui chauffe 5 kilos de matériaux réfractaire sera moins performant qu'un radiateur identique qui chauffe 20 kilos du même matériaux.

les saunas du monde entier utilise du Coeur de pierre de Lave pour économiser de l'énergie.

De plus dans le chauffage il n'y a pas que le principe d'accumulation/restitution qui est optimisé,
la surface d'échange,
le rayonnement infrarouge multidirectionnel,
la réduction des déperditions,
l'utilisation de la convection orientée,
le type de métaux utilisés pour les résistances chauffantes, leur intégration,
la gestion thermostatique programmable
et maintenant la connectivité aux smartphones et tablettes pour un pilotage à distance
pour mieux synchroniser les cycles de confort et d'économies...

pour un couple avec 2 enfants, le même quartier, le même type de maison, d'une surface habitable de 200m², l'un peu payer entre 4000 euros et 5000 euros alors que l'autre payera entre 2000 euros et 2500 euros par an. les raisons d'un tel écart sont lié uniquement au chauffage, elles sont multiples, le type de radiateur, le type de thermostat, la programmation...

voila merci d'avoir lu



05 Juin 2021, 02:12
 

de Cronos

LESPECIALISTE a écrit:un radiateur de 1000 watts qui chauffe 5 kilos de matériaux réfractaire sera moins performant qu'un radiateur identique qui chauffe 20 kilos du même matériaux.


C'est complètement faux de prétendre que l'accumulation réduit la consommation d'énergie !!!

La technique de l'accumulation de chaleur (compter environ 200 kilo de briques) consiste à stocker de l'énergie sous forme de chaleur à un tarif préférentiel, mais toute énergie restituée sous forme de chaleur vient à 100% de l'énergie consommée sur le réseau électrique. Il n'y a pas de création miraculeuse de chaleur liée à la propriété d'accumulation des matériaux inertiels. C'est un discours trompeur mainte fois dénoncé sur le forum.

Pour ce qui est de l'accumulation légère appelée inertie (10 kilos suffisent pour un radiateur de 1000 watts), l'intérêt d'ajouter de l'inertie à un émetteur de chaleur se situe dans le lissage de la température de la résistance chauffante. L'inertie élimine les vagues et les pics de chaleur de la production de chaleur. L'émission de chaleur est plus douce, stable et le confort thermique est amélioré.

Entre un vieux convecteur des années 70/80 appelé "grille pain" qui est équipé d'un thermostat mécanique et produit de l'air très chaud par vagues, la sur-consommation par rapport à un convecteur moderne à inertie doit se situer entre 10 et 20%. Ce qui permet au fabricants d'annoncer jusqu'à 30% ou 40% d'économie d'énergie vient d'une part des normes qui ont relevé le niveau d'efficacité des thermostats et limité la température du corps de chauffe, mais surtout de la présence d'une programmation horaire et des détecteurs de fenêtre ouverte et de présence.



16 Juin 2021, 09:02
 


Retourner vers Le chauffage électrique



Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités

CGU         Copyright